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Équipe 3 : Fonctions et mécanismes d’action des récepteurs aux hormones thyroïdiennes (Sachs)

par webmasterUSM501 - publié le , mis à jour le

Chez tous les organismes multicellulaires, le maintien de l’homéostasie repose sur l’intégration de toutes les fonctions physiologiques. Les hormones thyroïdiennes sont un des éléments essentiels de ces systèmes de régulation et contrôlent divers processus cellulaires de la mitose à l’apoptose, du métabolisme à la croissance et du développement. Nous utilisons la métamorphose des amphibiens, qui est contrôlée par les hormones thyroïdiennes, pour décrypter les programmes de régulations induites par ces hormones et la complexité de leurs interactions/intégration avec d’autres signaux. En effet, la métamorphose est aussi influencée par des facteurs environnementaux, qui peuvent être liés au stress et ainsi impliqueront les glucocorticoïdes.
Nos objectifs sont :
1. Caractériser l’action sur le génome des hormones thyroïdiennes et des glucocorticoïdes (au niveau du transcriptome, de l’interactome et de l’épigénome),
2. Comparer la diversité des réseaux de régulation induits par les hormones thyroïdiennes dans différents mode de développement post-embryonaire par le biais d’approches moléculaires comparatives chez les amphibiens (Anoure, Néoténique et développement direct).

Pour cela, nous utilisons des approches résolument tournées vers la physiologie, la biologie moléculaire et la génomique fonctionnelle. L’intégration de ces jeux de données complémentaires est un des enjeux de la physiologie moderne et constitue le socle méthodologique et conceptuel de notre démarche. Ainsi, caractériser les programmes de régulation transcriptionnelle induits par les hormones thyroïdiennes et les glucocorticoïdes et les mécanismes moléculaires qui les contrôlent aidera à comprendre comment ces deux signaux endocriniens contrôlent le destin cellulaire (et donc la morphogenèse) durant la métamorphose.
En raison du caractère ancestral (chez les chordés) du remodelage post-embryonnaire contrôlé par les hormones thyroïdiennes et les glucocorticoïdes, nos résultats ont des implications qui ne se limitent pas à la biologie du Xénope, mais présentent aussi un intérêt en biologie médicale et en écologie :
- la métamorphose des amphibiens est un modèle pour comprendre l’impact des interférences entre ces deux voies de signalisation, suite à des signaux environnementaux ou à l’exposition à des molécules exogènes (traitements cliniques/pharmacologiques, toxiques),
- la métamorphose des amphibiens est aussi un modèle permettant de comprendre le rôle des hormones thyroïdiennes, via leur action sur la régulation de l’expression des gènes, sur l’adaptation et la biodiversité.

Méthodologie : Transfert de gène in vivo, PCR en temps réel, génomique fonctionnelle (RNA-Seq, RNA-PET, PE-RNA-Seq, ChIP-Seq, ChIA-PET), génomique structurale (DNA-PET), Bioinformatique.

Composition de l’équipe :

Responsable

Laurent Sachs, DR CNRS
laurent.sachs@mnhn.fr
01.40.79.36.04

Membres permanents

Enseignants-chercheurs et chercheurs
Nicolas Buisine, MC MNHN

Ingénieurs, techniciens
Evelyne Duvernois-Berthet, IE MNHN